violations répétées, généralisées et criminelles du cessez-le-feu
par la coalition gouvernementale de Kinshasa, tout en tirant la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans les Hauts Plateaux de Fizi, au Sud-Kivu. Hommage aux Léopards et solidarité avec les populations affectées
Dans son allocution prononcée à Goma, Corneille Nangaa a d’abord salué la performance des Léopards de la RDC à la Coupe du monde, tout en rappelant que les défis sécuritaires et sanitaires demeurent préoccupants dans plusieurs régions de l’Est du pays, notamment à Beni, Lubero et en Ituri où sévit encore la maladie à virus Ebola.
Le coordonnateur politique de l’AFC/M23 a exprimé sa compassion envers les victimes des violences armées, les déplacés, les blessés ainsi que les familles endeuillées vivant dans les zones affectées par le conflit.
Minembwe au cœur des préoccupations
Selon l’AFC/M23, la région de Minembwe et les Hauts Plateaux de Fizi seraient confrontés depuis plus d’une année à un blocus affectant gravement les populations civiles. Le mouvement affirme que plusieurs axes routiers sont coupés, que l’aide humanitaire peine à atteindre les populations et que les services essentiels sont fortement perturbés.
Le mouvement évoque également des bombardements et des affrontements ayant occasionné des pertes en vies humaines, des destructions d’infrastructures et de nouveaux déplacements de populations dans plusieurs localités de la région.
Critiques contre le discours de Félix Tshisekedi
L’AFC/M23 a également réagi aux récentes déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, prononcées lors de son séjour aux États-Unis.
Pour Corneille Nangaa, les propos du chef de l’État annonçant la reconquête des villes de Goma et Bukavu constituent un discours de nature à compromettre les efforts de paix en cours dans le cadre du processus de Doha. Le mouvement estime que cette posture traduit une préférence pour l’option militaire au détriment de la recherche d’une solution négociée au conflit.
Appel à la communauté internationale
L’AFC/M23 a regretté ce qu’il considère comme un manque de réaction de la communauté internationale face aux violences signalées dans l’Est de la RDC. Le mouvement affirme que les médiateurs, les missions diplomatiques ainsi que plusieurs organisations internationales disposent d’informations suffisantes sur la situation sécuritaire et humanitaire mais qu’aucune action significative n’a encore permis d’y mettre fin.
Selon Corneille Nangaa, ce silence risque d’encourager l’impunité et de favoriser la poursuite des violences contre les populations civiles.
L’AFC/M23 met en avant ses gestes de confiance
Au cours de sa communication, le mouvement a rappelé plusieurs initiatives qu’il présente comme des mesures de confiance dans le cadre du processus de paix. Il cite notamment la libération de prisonniers de guerre, le rapatriement de combattants étrangers ainsi que le retrait de ses forces de certaines localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’AFC/M23 affirme demeurer attaché à une résolution pacifique du conflit, tout en avertissant que sa patience
ne saurait être sans limite
face à ce qu’il considère comme des menaces persistantes contre les populations qu’il dit protéger. Un nouvel appel à la paix
En conclusion, Corneille Nangaa a renouvelé son appel à la protection des populations civiles affectées par les conflits armés dans l’Est de la RDC. Il a particulièrement exprimé sa solidarité envers les habitants des zones touchées par les violences, appelant à l’unité et à la mobilisation collective pour parvenir à une paix durable.